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Gardez le cap, cette tempête passera

Article

Richard Morin

Mise à jour :
23
March
2020
Mise à jour :
March 23, 2020

Votre portefeuille est comme un paquebot qui navigue sur l’océan des marchés financiers. Après une longue période de beau temps, il est soudainement pris dans une tempête d’une rare intensité. Le capitaine donne ses consignes : on reste calme, personne n’est en danger. On reste à l’intérieur en attendant que la tempête passe, comme elles le font toujours.

Personne ne devrait songer à quitter son bateau de croisière en pleine tempête. Il en va de même pour votre portefeuille, et la dernière semaine en offre une parfaite illustration. La tempête sur les marchés financiers a atteint un sommet d’intensité lors de la journée de mercredi 18 mars. Les actions et les obligations ont chuté en tandem, les investisseurs vendant sans discrimination pour se réfugier dans les liquidités, CPG et dépôts bancaires.

On garde le cap

Nous avons déjà expliqué l’importance de rester disciplinés et ne pas vendre ses actions lorsque le marché est en baisse. La même logique s’appliquait aux obligations la semaine dernière. Craignant que les gouvernements inondent le marché d’obligations pour financer des programmes de stimuli d’une ampleur historique, les investisseurs les ont vendues en masse, causant une baisse importante des cours, le jour même où la bourse américaine chutait de 12%. C’est généralement l’inverse qui se produit : quand la bourse chute, les investisseurs ont tendance à se réfugier dans les obligations de gouvernements, ce qui fait monter leur cours.

La structure du marché des obligations a aussi exacerbé le problème. Contrairement aux actions qui sont négociées sur des marchés centralisés où les cours acheteurs (le prix que les investisseurs sont prêt à payer), les cours vendeurs (où ils sont prêt à vendre) et le prix des dernières transactions sont affichés en continue, le marché obligataire est fragmenté, opaque et manque souvent de liquidité, surtout pour les obligations de compagnies. Par conséquent, il était très difficile de déterminer la valeur exacte des obligations lors des derniers jours, ce qui a eu un impact sur le cours des fonds d’obligations – fonds mutuels et fonds négociés en bourse – qui ne reflétaient plus la valeur réelle des titres qu’ils détiennent. La situation s’est partiellement rétablie à la fin de la semaine, alors que les banques centrales ont annoncé des mesures de support et que le cours des obligations a remonté.

Dans un tel contexte, la seule chose prudente à faire est de ne pas transiger ses obligations ou fonds d’obligations, comme on le fait pour les actions

Quand est-ce qu’on arrive ?

Le marché tolère mal l’incertitude. Dans le doute, il a tendance à anticiper le pire. C’est ce qui se passe en ce moment puisque personne ne peut prédire la durée ou la magnitude du ralentissement économique que la pandémie causera. À ce point-ci, on ne peut exclure la possibilité d’une récession d’une ampleur qu’aucun d’entre nous n’a encore connu. Cependant, même dans un tel scénario, le portefeuille équilibré demeurerait la meilleure façon de préserver et faire croître le capital à long terme.

Heureusement, le marché boursier a aussi tendance à anticiper les sorties de crises et de récessions. Si le passé est un guide, il amorcera sa remontée avant que les bonnes nouvelles ne fassent les manchettes. Les seuls indices seront quelques nouvelles « moins mauvaises » qui commenceront à peine à poindre. Les investisseurs disciplinés qui sont restés à l’abri sur leur paquebot n’auront alors qu’à faire preuve de patience pour arriver à bon port.

Suivez les consignes, restez chez vous et n’hésitez pas à contacter votre conseiller Archer!