SpaceX odyssey
Revue trimestrielle
Revue trimestrielle

Le portefeuille équilibré 60% actions et 40% obligations est en hausse de 8,7% sur le trimestre et de 9,2% depuis le début de l’année. Un excellent résultat.
On aurait cru que la guerre trumpienne contre l’Iran serait l’évènement dominant dans les marchés boursiers au second trimestre. Après tout, cette guerre a fait la manchette des journaux quasi-quotidiennement au cours des semaines menant à la trève intervenue le 14 juin 2026, et ça continue encore depuis. On prédisait que le cours du baril de pétrole atteindrait les 200$ et que le choc à l’économie mondiale serait terrible.
Or, il n’en est rien. Le cours du pétrole est revenu à son niveau d’avant-guerre et l’économie mondiale se porte plutôt bien.
Quant aux marchés boursiers, ils sont près de leurs niveaux records. La bourse américaine est en hausse de 17% sur le trimestre et de 15% pour l’année à date. Plombée par le pétrole, la bourse canadienne n’est en hausse « que de » 7% sur le trimestre et de 11% pour l’année à date. Comme on le mentionnait dans notre dernier numéro, les guerres n’ont généralement pas d’impact durable sur les marchés – que ce soit à la hausse ou à la baisse. On doit donc chercher ailleurs l’explication des excellents rendements depuis le début de l’année.
Le 12 juin 2026, SpaceX a réalisé le premier appel public à l’épargne (IPO) le plus important de l’histoire des marchés boursiers. La firme a levé un total de 75 milliards USD et sa capitalisation boursière lors de l’inscription était de 1,77 billions USD (1 770 milliards). Pour fins de comparaison, lors de leur IPO, Google (2006) et Facebook (2012) avaient des capitalisations boursières de 23 milliards USD et 104 milliards USD, respectivement.
SpaceX est la première d’un trio de mega-cap du domaine de l’intelligence artificielle qui devraient faire leur entrée en bourse cette année – les 2 autres étant Anthropic et Open AI. Ces IPO surviennent dans le contexte où des centaines de milliards sont investis pour développer l’intelligence artificielle et l’infrastructure qui doit la supporter. C’est ce secteur qui explique la résurgence de la bourse américaine et d’autres bourses au second trimestre.
Jusqu’à ce qu’on sache si tout cet argent investi en IA génèrera des profits, les rendements de la bourse demeureront tributaires de ce secteur. Dans la négative, on aura droit à une correction majeure.
C’est dans ce contexte que certains ont exprimé des craintes quant au poids dans les indices boursiers d’une entreprise déficitaire comme SpaceX qui se transige à environ 100 fois les revenus (pas les profits mais bien les revenus!). Pour le moment, ces craintes ne sont pas fondées puisque, malgré sa capitalisation boursière de près de 2 billions, c’est plutôt la valeur des actions disponibles au public qui compte, soit les 75 milliards émis lors de l’IPO. Le poids initial de SpaceX dans les principaux indices est donc de moins de 0,15% pour le moment. Ce n’est que dans les prochains mois, lorsque les actions présentement entiercées seront libérées que le poids de SpaceX augmentera à environ 1,5% dans les indices, toujours au cours actuel. C’est significatif mais quand même beaucoup moins que des titres comme Nvidia, Apple ou Microsoft.

De toute façon, si l’IA déçoit, c’est tout le secteur qui pâtira, pas seulement SpaceX. À suivre!
Le marché boursier canadien a progressé de 7,0 % au deuxième trimestre de 2026, portant le gain depuis le début de l’année à 11,2 %.
Le secteur financier, qui représente 36,2 % de l’indice composé S&P/TSX, s’est distingué au deuxième trimestre de 2026 en enregistrant une hausse de 24,7 %. RBC a affiché de solides performances dans les segments de la gestion de patrimoine et des marchés des capitaux ainsi qu’une croissance robuste de ses bénéfices, tandis que TD a bénéficié de bons résultats dans le secteur des services bancaires de détail au Canada et d’une hausse de la marge nette d’intérêt. BMO a enregistré de bons résultats dans ses activités de gestion de patrimoine et de marchés des capitaux, et Scotiabank a vu ses résultats soutenus par une amélioration des marges et une stabilité du risque de crédit. Dans l’ensemble, le secteur a été porté par la résilience des bénéfices et la poursuite des distributions de capital aux actionnaires.
Le secteur de l’énergie a reculé de 5,8 % sous l’effet de la baisse des cours du pétrole, alors que des signes de progrès dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran renforçaient les attentes quant à un éventuel accord de paix. Les investisseurs anticipaient qu’une détente des tensions pourrait faciliter la réouverture de voies maritimes stratégiques, notamment le détroit d’Ormuz, et permettre à des volumes supplémentaires de pétrole iranien d’atteindre le marché mondial. À mesure que les craintes de pénurie d’approvisionnement s’apaisaient, les cours du brut ont reflué par rapport aux sommets atteints précédemment.

Le cours de l’or a reculé de 16,1 % au deuxième trimestre 2026, la hausse des rendements des bons du Trésor américain et le renforcement du dollar américain ayant réduit la demande des investisseurs pour ce métal précieux. En termes relatifs, les actions des sociétés aurifères (indice S&P/TSX Global Gold) ont affiché une meilleure performance que l’or physique et les FNB aurifères, soutenues par la sensibilité des bénéfices de ces entreprises au cours de l’or.

Les actions américaines ont progressé de 17,3 % au deuxième trimestre 2026, malgré un environnement de marché plus difficile.
Le marché américain a oscillé entre l'optimisme suscité par les bénéfices des entreprises et la croissance portée par l'IA, d'une part, et les inquiétudes concernant la persistance de l'inflation, les rendements élevés et les risques géopolitiques au Moyen-Orient, d'autre part.
Le secteur des technologies de l'information, qui représente environ 38,0 % de l'indice S&P 500, a été l'un des plus performants au deuxième trimestre 2026, enregistrant une hausse de 31,6 %. L'engouement des investisseurs pour l'intelligence artificielle (IA) a continué de stimuler une demande importante pour les entreprises bien positionnées pour tirer parti des investissements dans les infrastructures d'IA.
Si plusieurs grandes entreprises technologiques ont contribué à la performance du secteur, les sociétés spécialisées dans les infrastructures d'IA — notamment des leaders des semi-conducteurs et des mémoires tels qu'Advanced Micro Devices (AMD) et Micron Technology (MU) — ont généré des rendements particulièrement élevés, surpassant bon nombre de leurs homologues du secteur technologique. Le graphique ci-dessous met en évidence la solide performance de ces deux leaders des infrastructures d'IA, qui se sont distingués parmi les valeurs technologiques au cours du deuxième trimestre 2026.

Les actions internationales ont progressé de 12,6 % (en dollars canadiens) au deuxième trimestre 2026.
Les actions japonaises ont gagné 15,7 % au cours de ce trimestre. La performance du marché a été tirée par les entreprises du secteur des semi-conducteurs, la forte demande de puces de pointe profitant aux fabricants d'équipements japonais. SoftBank, grand bénéficiaire du cycle d'investissement porté par l'intelligence artificielle, a dépassé Toyota pour devenir la plus importante entreprise japonaise en termes de capitalisation boursière.
Les actions européennes ont également progressé au deuxième trimestre. Les valeurs technologiques ont enregistré de bonnes performances, soutenues par la demande croissante en semi-conducteurs et en centres de données. Le fabricant néerlandais d'équipements pour puces ASML a figuré parmi les entreprises ayant profité de l'essor de l'intelligence artificielle.
Les marchés émergents ont progressé de 24,7 % (en dollars canadiens) au deuxième trimestre 2026, portant le gain depuis le début de l'année à 26,7 %.
Les actions sud-coréennes ont bondi de 79,3 % au cours du trimestre, portant leur performance depuis le début de l'année à 111,7 % et hissant ce marché parmi les indices majeurs les plus performants au monde. Cette hausse s'est concentrée sur quelques poids lourds du secteur technologique, notamment SK Hynix et Samsung Electronics, alors que la dynamique des bénéfices portée par l'intelligence artificielle continuait de dominer l'actualité boursière de la région.
Les actions taïwanaises ont gagné 50,6 % au deuxième trimestre, portant le rendement depuis le début de l'année à 67,5 %. La performance du marché a été tirée par Taiwan Semiconductor Manufacturing Co. (TSMC) et soutenue par l'essor continu de la demande en matière d'intelligence artificielle et de semi-conducteurs.
Les actions indiennes ont progressé de 14,6 % au deuxième trimestre, bénéficiant de la résilience de la demande intérieure et de la confiance persistante des investisseurs dans les perspectives de croissance à long terme du pays.
Les actions chinoises ont reculé de 5,3 %, les attentes concernant des mesures de relance plus vigoureuses n'ayant pas été concrétisées pour l'essentiel.
Au cours du deuxième trimestre de 2026, le rendement des obligations du gouvernement du Canada à 10 ans a reculé, passant de 3,46 % à 3,38 % ; cette baisse a entraîné une légère hausse du prix des obligations, permettant aux obligations canadiennes de générer un rendement total de 2,0 % pour le trimestre et portant le rendement depuis le début de l’année à 2,2 %.
En juin, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur inchangé à 2,25 %, adoptant ainsi une attitude prudente et attentiste face à l’évolution de la dynamique de l’inflation et de la croissance.
Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans a augmenté, passant de 4,30 % à 4,44 %, dans un contexte marqué par l’incertitude géopolitique, la hausse des prix de l’énergie et les préoccupations persistantes concernant l’inflation.
